Roman Cieslewicz

Introduction par François Barré


19 x 12,5 cm à la française
144 pages - broché

12 €

ISBN : 978-2-85107-232-0

Poche Illustrateur

A la prolixité du monde répond une diversité des expressions graphiques. Cieslewicz les a toutes maîtrisées : affiche, direction artistique, publicité, lettrage, collage, photomontage, édition (livres et revues), enseignement (il propose à ses étudiants, pour une affiche de l’ESAG, de reprendre une phrase de Stendhal, “Le vrai bonheur c’est d’avoir pour métier sa passion”). Jamais il n’a hiérarchisé ces expressions selon les conventions stupides qui font allégeance du mineur au majeur. Toujours il les a considérées comme une offre inappréciable, l’occasion d’un plaisir et d’une création, accordant la même attention à un sac en papier pour Mafia, un catalogue du Centre Pompidou, une publicité pour Vuitton, une affiche pour la ville de Montreuil, la couverture de l’Ultra-guide de Paris la nuit, une maquette de Elle ou de Ty i Ja, le livre sur le Che, une couverture d’A.M.C., un photomontage pour Vogue… Sachant pour chaque médium la technique et l’expression les plus adéquates, il n’acceptait pas de réduire une affiche dont il avait conçu la construction en fonction de sa taille et de la distance de lecture. Car il y avait bien écriture et lecture. Dans la pratique de son art, l’image n’était pas un en soi et il récusait ce qu’il appelait l’image-image pour s’attacher au contraire à architecturer un rapport mot-image. “Une image – disait-il – est nue si elle n’est pas soutenue par un mot. (…)" L’œil collé au monde, il vécut dans la passion des hommes, des mots et des images.

 

Extrait de l'introduction par François Barré